Equipe 4 – Thierry Tordjmann

Homéostasie biliaire et réparation du foie


Activités de Recherche

1. Homéostasie biliaire et réparation hépatique

Responsable : Dr Thierry Tordjmann

Même si la capacité de régénération du foie est importante, la réparation tissulaire lors de lésions chroniques (d’étiologies biliaires ou non biliaires) peut entraîner une fibrose hépatique. Il est important de noter qu’après une blessure et pendant la réparation du foie, les fonctions hépatiques doivent être maintenues pour assurer la demande périphérique. Ceci est particulièrement critique pour la sécrétion de la bile, qui doit être finement réglée afin de préserver le parenchyme hépatique d’une blessure induite par les acides biliaires. Cependant, les mécanismes permettant au foie de maintenir l’homéostasie biliaire pendant la réparation après une blessure ne sont pas complètement compris. Dans ce contexte, nos travaux sont axés sur les relations mutuelles entre l’homéostasie biliaire et la réparation du foie. Une attention particulière est portée aux acides biliaires et à leurs récepteurs (notamment TGR5) comme cibles thérapeutiques potentielles. A cette fin, nous utilisons des modèles in vivo (souris) de surcharge en acides biliaires et in vitro (culture d’hépatocytes et de cholangiocytes), ainsi que des échantillons hépatiques humains (tissus et cellules isolées).

Figure : Représentation schématique des différents mécanismes d’hépato-protection médiés par TGR5. L’intégrité de la barrière hémato-biliaire (BHE), qui sépare le sang de la bile, est essentielle dans les conditions physiologiques et pathologiques. La stimulation du récepteur TGR5 favorise la prolifération des cholangiocytes et la fonction de barrière en renforçant les jonctions serrées des cholangiocytes. TGR5 régule le transport des ions chlorure et bicarbonate dans la bile, réduisant ainsi la protonation des acides biliaires et protégeant le parenchyme hépatique de la cytotoxicité des mêmes acides biliaires. TGR5 a un impact physiologique sur les fonctions de la vésicule biliaire, y compris sur la réabsorption des acides biliaires identifiée comme le shunt cholécysto-hépatique, limitant la quantité d’acides biliaires secondaires toxiques. La signalisation médiée par les acides biliaires via TGR5 réduit le tonus vasculaire hépatique et la pression portale, résultant d’une vasodilatation sinusoïdale (d’après Merlen et al., Liver Int 2020;40(5):1005-1015).

2. Physiopathologie et traitement des cholestases génétiques

Responsable : Pr Emmanuel Jacquemin

Les maladies hépatiques cholestatiques chroniques peuvent avoir des origines génétiques en lien avec des défauts moléculaires des transporteurs ABC (ATP-Binding-Cassette) localisés au niveau de la membrane canaliculaire des hépatocytes. En effet, les variations génétiques d’ABCB11/BSEP (transporteur des acides biliaires) et d’ABCB4/MDR3 (transporteur de phospholipides) sont impliquées dans des formes rares et sévères de cholestases génétiques appelées cholestases familiales intrahépatiques progressives de types 2 et 3, respectivement. Ces maladies se caractérisent par une cholestase (arrêt ou diminution de l’écoulement de la bile), un ictère (jaunisse) et un prurit (démangeaisons) modéré à sévère, et évoluent le plus souvent vers une insuffisance hépatique, nécessitant alors une transplantation hépatique. L’objectif de nos travaux est d’identifier de nouvelles molécules capables de corriger les défauts des transporteurs ABC canaliculaires mutés (expression, trafic ou fonction), dans le cadre de ces maladies cholestatiques. Pour cela, nous utilisons des modèles cellulaires exprimant les transporteurs ABC canaliculaires défectueux afin d’identifier des molécules d’intérêt thérapeutique capables de restaurer leur synthèse, leur trafic intracellulaire et/ou leur fonction. A terme, les molécules les plus pertinentes seront validées à un stade préclinique dans des modèles murins mimant les pathologies humaines avant d’envisager leur transfert auprès des patients dans une perspective de médecine personnalisée.

Figure : Représentation schématique des classes de variants génétiques des transporteurs ABC canaliculaires. Les classes ont été déterminées en fonction du déficit identifié dans des modèles cellulaires. La classe I correspond à des variants non-sens (codon stop prématuré) aboutissant à une expression protéique extrêmement réduite, voire nulle. Les variants de classe II, III et IV sont principalement des variants faux-sens (remplacement d’un acide aminé par un autre) dont le déficit est lié à des défauts de trafic intracellulaire, d’activité ou de stabilité, respectivement. Les variants de classe V ne présentent aucun défaut apparent, identifiable par les approches expérimentales utilisées et pourraient correspondre à des polymorphismes non délétères (d’après Vauthier et al., Biochem Pharmacol 2017;136:1-11).

3. Mécanismes moléculaires des ciliopathies et organogénèse biliaire

Responsable : Dr Pascale Dupuis-Williams

La construction au cours de l’embryogenèse et le maintien d’un système biliaire fonctionnel impliquent notamment le cil primaire, dont des dysfonctions sont associées à des ciliopathies biliaires. Bien que de nombreux travaux aient permis d’élucider le rôle du cil primaire des cholangiocytes dans la signalisation et la régulation de l’homéostasie biliaire, sa fonction dans l’organogénèse biliaire reste à élucider. Dans ce contexte, nous développons nos travaux selon deux axes : i) un programme de recherche destiné à décrypter le rôle des protéines du cil primaire dans la polarité épithéliale des cholangiocytes ; et ii) une activité de bioingénierie visant à la construction de tubes biliaires pour fournir des modèles de développement des voies biliaires in vitro et des outils pour la médecine régénérative.

Membres de l’équipe

CHERCHEURS ET ENSEIGNANTS-CHERCHEURS

Olivier DELLIS
Maître de Conférence
Université Paris-Saclay
01-69-15-49-59
olivier.dellis@universite-paris-saclay.fr

Pascale DUPUIS-WILLIAMS
Maître de Conférence
ESPCI Paris
01-69-15-68-66
pascale.dupuis-williams@universite-paris-saclay.fr

Thomas FALGUIERES
Chargé de Recherche
Inserm
01-69-15-62-94
thomas.falguieres@inserm.fr

Grégory MERLEN
Chargé de Recherche
Inserm
01-69-15-68-59
gregory.merlen@inserm.fr

Thierry TORDJMANN
Directeur de Recherche
Inserm
01-69-15-68-63
thierry.tordjmann@universite-paris-saclay.fr

CLINICIENS

Marion ALMES
CCA
AP-HP / Université-Paris-Saclay
01-45-21-31-67
marionflorence.almes@aphp.fr

Emmanuel GONZALES
PU-PH
AP-HP / Université-Paris-Saclay
01-45-21-31-67
emmanuel.gonzales@aphp.fr

Emmanuel JACQUEMIN
PU-PH
AP-HP / Université-Paris-Saclay
01-45-21-31-67
emmanuel.jacquemin@aphp.fr

INGENIEURS ET TECHNICIENS

Manon BANET
Ingénieure d’Etude (contract.)
Inserm (ANR)
01-69-15-62-94
manon.banet@inserm.fr

Latifa BOUZHIR
Ingénieure d’Etude
Inserm
01-69-15-68-56
latifa.bouzhir@universite-paris-saclay.fr

Khadidiatou DIARRA
Adjoint technique
Inserm
01-69-15-68-58
khadidiatou.diarra@inserm.fr

Isabelle DOIGNON
Ingénieure d’Etude
Inserm
01-69-15-68-64
isabelle.doignon@universite-paris-saclay.fr

Olivier FAYOL
Technicien
Université Paris-Saclay
01-69-15-63-96
olivier.fayol@universite-paris-saclay.fr

Isabelle GARCIN
Ingénieure d’Etude
Université Paris-Saclay
01-69-15-76-39
isabelle.garcin@universite-paris-saclay.fr

Martine LAPALUS
Ingénieure de Recherche
Inserm
01-69-15-39-25
martine.lapalus@universite-paris-saclay.fr

DOCTORANTS ET POST-doctorants

Chloé CAENEN
Doctorante
Université Paris-Saclay
01-69-15-58-24
chloe.caenen@inserm.fr

Mounia LAKLI
Doctorante
Université Paris-Saclay
01-69-15-62-94
mounia.lakli@inserm.fr

Thibault PEBRIER
Doctorant
Université Paris-Saclay
01-69-15-63-96
thibault.pebrier@universite-paris-saclay.fr

ANCIENS MEMBRES DE L’éQUIPE

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